La réunion annuelle du réseau des “Sites Rivières Sauvages”, une réelle dynamique collective

Les 27 & 28 novembre le réseau des « Sites rivières sauvages » s’est réuni. Ce sont plus de 50 acteurs du réseau : gestionnaires des bassins versants, institutions, associations, fédérations pour la pêche et la protection du milieu aquatique et porteurs des candidatures qui se sont retrouvés pour parler naturalité, sécheresse, réchauffement climatique, atteintes à la ressource en eau, critères du label et réseau européen.

Un bilan très positif alors que 4 rivières ont été labellisées cette année et que les dossiers de candidature s’accumulent : le label a un fort impact sur le territoire et une valeur ajoutée indéniable.

Quelques retours sur deux jours plein d’énergie et de “sauvagitude” :

Un réseau dynamique

12 rivières sauvages sont aujourd’hui labellisées, 14 avant le fin d’année 2017 et ce réseau qui se réunit pour la seconde fois est la démonstration vivante de la vitalité des territoires qui souhaitent mettre en valeur leur patrimoine environnemental. Le label « Site Rivières Sauvages » est en effet avant tout une initiative citoyenne des acteurs d’un territoire : associations, citoyens, pêcheurs, chasseurs, écologistes, agriculteurs, industriels, institutions politiques qui prennent conscience de la nécessité de sauvegarder et de préserver les dernières rivières joyaux de notre pays. Un projet inclusif afin de permettre à tous de s’emparer du sujet, de profiter du patrimoine et de réfléchir sur les questions qui se posent au territoire.

Un label à forte valeur ajoutée

C’est un constat unanime, le label par les critères qui le constituent, oblige les acteurs du territoire à réfléchir sur leur patrimoine environnemental.  Qu’il s’agisse du département de l’Ain qui a mis en place des espaces naturels sensibles, de celui de la Corse du Sud qui a réalisé une étude permettant d’apprécier la valorisation monétaire, des initiateurs de  la marque producteur du Site Rivière Rauvage de la Valserine,  ou encore de celui des Alpes Maritimes qui propose deux rivières à la labellisation, tous confirment qu’il a eu un impact positif et qu’il apporte une valeur ajoutée incontestable.

Une inquiétude partagée

Sur toutes les lèvres, les baisses de crédits qui vont grever les budgets des Agences de l’Eau, grands financeurs des programmes d’actions prévus dans le processus de labellisation mais aussi plus largement sur les actions de restauration des milieux aquatiques. Elles vont devoir faire plus avec moins ! Une mobilisation de tous est nécessaire pour garantir à partir de 2018 la continuité dans les politiques publiques en faveur de la protection des rivières et de la biodiversité.

Des dons et l’implication du grand public pour pallier les carences budgétaires

Il faudra donc de la part des bassins versants faire preuve d’inventivité, impliquer plus encore le grand public et les acteurs économiques via des actions de soutiens et de collecte.

La vocation du Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages est de mobiliser des partenariats privés et des dons pour financer des actions du programme Rivières Sauvages, et d’impliquer les entreprises dans ces actions de conservation sur les territoires.

Les dons sont déductibles des impôts. Les donateurs ont donc jusqu’au 31 décembre pour faire un don ici via le site dédié.

En conclusion, ces deux jours ont été l’occasion de comparer les pratiques, de trouver des parades pour remédier aux atteintes contre les rivières encore en très bon fonctionnement écologique, dernières espaces de naturalité mais aussi d’évoquer tous les débouchés et les valorisations monétaires liées à la promotion du patrimoine aquatique préservé car les initiatives de sanctuarisation parfois nécessaire des espaces naturels ne suffiront pas à enrayer la perte de la biodiversité.

Une réunion qui a permis de vérifier à nouveau que la concertation et le dialogue qui prévalent sur le territoire sont d’autant plus d’actualité que l’environnement est menacé.

Photos : ERN – Rivières Sauvages