Excellente nouvelle, des fleuves reconnus comme des entités vivantes !

En Nouvelle-Zélande et en Inde, trois fleuves viennent d’être dotés du statut de “personnalité juridique”. Les droits et les intérêts du cours d’eau pourront être défendus devant la justice.

Le 15 mars dernier, le Parlement Néo-Zélandais a accordé une personnalité juridique au fleuves Whanganui, long de 290 km c’est le troisième plus long fleuve du pays.

La tribu maori Whanganui se battaient depuis près de 150 ans pour obtenir ce texte afin de stopper l’exploitation de leur fleuve ancestral. Cette loi fait valoir que le fleuve est une entité vivante, « partant des montagnes jusqu’à la mer, y compris ses affluents et l’ensemble de ses éléments physiques et métaphysiques ».

Le fleuve est désormais mieux protégé, et des plaintes pourront même être déposées en son nom afin de défendre devant la justice ses droits et ses intérêt. Le fleuve sera alors représenté par deux personnes : un membre de la tribu et un autre du gouvernement. La tribu, garante du fleuve pour les générations actuelles et futures, elle n’en est pas la propriétaire mais le gardien.

“Ko au te awa. Ko te awa ko au”
“Je suis la rivière et la rivière est moi”
. Proverbe Maori.

Le Whanganui, Te Awa Tupua en Maori, © Prankster – Creative Commons

Quelques jours après la Nouvelle Zélande, l’Inde accordait le même statut au Gange et au Yamuna. Ces deux fleuves sacrés où les hindous pratiquent régulièrement des ablutions, ont été qualifiés d’ “entités vivantes ayant le statut de personne morale” par la haute cour de l’État himalayen de l’Uttarakhand. Ces nouveaux statuts permettront aux citoyens de saisir la justice au nom de ces fleuves, très lourdement pollués en Inde par les déchets industriels.

Le Gange à Varanasi © Mukul Kumar singh – CC BY-SA 3.0 – Wikimedia Commons

ERN – Rivières Sauvages se réjouit de cette excellente nouvelle pour les fleuves et les rivières vivantes !